Je suis souvent venu à Bombay durant ces trois dernières années, et c’est toujours un plaisir d’y revenir. Cette fois, je suis allé accueillir l’équipe de Yann Arthus Bertrand, en tournage actuellement en Inde pour le film « Boomerang », avec pour agence logistique Shanti Travel.
La ville est une péninsule, dont l’urbanisation est
remontée au fur et à mesure vers le Nord. Le Sud de la ville, et les quartiers de Colaba, Churchgate, Fort et Nariman Point, font partie de la ville historique fondée par les Portugais, puis
développée par les Britanniques.
Bombay reste la capitale des affaires en Inde, on y trouve plus de 60 % des sièges des grandes entreprises indiennes.
C’est la ville « du rêve indien ». Dans l’imaginaire indien, si j’arrive à Bombay comme chauffeur de taxi ou cireur de chaussures, je peux devenir millionnaire ! Pour la plupart des habitants, ça ne se passe pourtant pas comme ça, mais Mumbai (son nouveau nom depuis 2001) reste la ville de toutes les opportunités. C’est aussi une des villes les plus cosmopolites de l’Inde. On y trouve des Maharatis, qui sont les populations d’origine, mais aussi beaucoup de Gujarâtî dont les familles de businessmen ont migré pour participer et profiter de l’essor de la ville, ainsi que des tamouls, beaucoup de migrants du Karnataka, de l’Est de l’Inde mais aussi des travailleurs de l’Uttar Pradesh, du Madhya Pradesh ou du Bihar.
La richesse de la ville s’est construite autour du commerce et de la manufacture de coton. Aujourd’hui les usines sont parties en dehors de la ville, dans le Gujarat ou bien dans le Maharastra plus au Sud. Mais les anciennes filatures de coton sont encore au cœur de la ville, à mi-chemin entre le Sud et l’aéroport de la ville.
Une nuit au Blue Frog
Au sein
de ses « mills » (anciens bâtiments d’usines désaffectées), dont la plupart a été vendue pour de grands projets immobiliers pour des prix records, il s’est ouvert il y a quelques mois
un nouveau club à Bombay : The Blue Frog. Ouvert par 5 amis qui aiment la musique et qui voulaient créer à Bombay une belle salle de concert pour le jazz, l’électro et la musique
contemporaine. Dans le club, la programmation est éclectique.
Pour arriver à l’usine, il faut sortir de la route pour le Sud, un peu avant le Phoenix Mill, entrer dans le Pall Mill, puis continuer une centaine de mètres. Là, au bout d’un couloir on trouve l’entrée du bar/restau/salle de concert. L’intérieur est très bien pensé. Les tables sont disposées en terrasse comme une rizière ce qui permet d’avoir une vue sur la scène de n’importe où dans la salle. L’acoustique y est parfait, la nourriture délicieuse, mais un peu chère (encore que pour Bombay…).
Derrière, Emmanuelle, la française en charge de la programmation, nous a montré leur studio d’enregistrement, tout récemment fini… La qualité est équivalente à un studio européen, c’est extraordinaire… !
Bombay est
vraiment une ville incroyable qui vaut le détour… où bien souvent les voyageurs ne restent pas assez longtemps.
Conseils Shanti : visite chor bazar, la gare Victoria, Elephanta Island, Juhu beach, les magasins branchés de Bandra, le lac de Powai, le parc Rajiv Gandhi…. Etc. J’ai rencontré Chris avec qui nous allons travailler, il propose des tours extraordinaires de Dharavi, le plus grand bidonville d’Asie, comme vous ne l’avez jamais vu.
*Bombay maximum city, de Suketu Mehta http://www.suketumehta.com/
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Nous effectuons ensuite la visite du site conformément aux règles de la
religion tibétaine, c’est-à-dire dans le sens des aiguilles d’une montre. Nous découvrons ainsi les moulins à prières, puis le temple Kalachakra qui abrite une peinture murale du mandala de
Kalachakra (roue du temps) et des statues de Bouddha. Nous visitons ensuite le temple de Tsuglakhang qui abrite un bouddha de près de 3 m de haut appelé Shakyamuni. Sur sa gauche, deux statues
également imposantes, l’Avalokites Vara (représentation de Chenserig, dieu tibétain de la compassion dont le Dalaï Lama est la réincarnation) et le Padmasam Bhava (représentation de Guru
Rinpoche, théologien indien ayant introduit au VIIIème siècle le bouddhisme au Tibet).
Nous continuons nos balades en forêts entre brumes et drapeaux à prières tout particulièrement vers
les chutes du village de Bhagsu où nous découvrons le Shiva Café, petit café hippie accroché à flanc de montagne…puis de retour à Mac Leod Ganj, nous faisons nos dernières emplettes, profitant
ainsi des éclaircies... Le temps n’a pas joué en notre faveur…début de mousson oblige !
Nous avons donc pris le bus pour Haldwani. Notre hôtel nous avait organisé le transfert (de 2 heures environ en taxi) pour rejoindre le village de SONAPANI . …Nous
arrivons…nous touchons presque notre but…plus qu’une petite marche sur un sentier où l’on croise des petits poneys et nous arrivons finalement à notre havre de
paix…
Nous étions au
milieu des sapins, pommiers, abricotiers, orangers avec une vue imprenable sur les montagnes verdoyantes, les cultures en terrasse, les papillons, les fleurs sauvages…c’était donc ça le rêve
…Sonapani.
Au programme,
ce sera relax, détente, promenades en forêt, dégustation de confitures faites maison (abricot / cardamone et pêche / lavande hummmm ! on en salive encore). Une fois de plus, on ne s'est pas
laissé aller… et
Le Parc National de Rajaji dans l’Uttarkhand s’étale sur 820 km² et abrite 23 espèces de
mammifères et 315 espèces d’oiseaux. On y observe notamment des éléphants d’Asie, des tigres, des panthères, des ours, des sambhars, des sangliers, des pythons et des cobras, des chats sauvages,
des varans et bien plus encore. Tous vivent en harmonie au cœur d’une dense forêt, dans des paysages vallonnés et arrosés de rivières. L’herbe y est toujours verte et la flore magnifique. En jeep
ou à dos d’éléphant vous explorerez cet immense territoire et vous ferez de nombreux amis parmi le règne animal…
Ca s’est en gros ce qui est écrit sur le papier… Dans la réalité, point d’éléphant pour faire un safari et encore moins en liberté car le circuit en jeep se fait sur la partie du parc
où il n’y a pas d’eau… Certes le paysage est beau et la balade agréable (debout à l’arrière de la jeep, les cheveux aux vents, on a rempli nos poumons d’air pur), mais on a aperçu tout au plus 12
sambhars vivants et 1 mort (c’est une sorte de daim), des dizaines de paons, un aigle perché au loin (on se demandait si ce n’était pas un attrape touriste en plastique) et beaucoup de pintades
(dont 2 dans la jeep...mouarf !).
A part cette matinée
très nature et vivifiante, on a squatté à Haridwar, une ville sainte où il y avait beaucoup de touristes indiens. Repos, dodo et observation du Har Ki Pauri, une impressionnante célébration
hindouiste qui attire chaque jour des milliers d’Indiens, et nous aussi on a fait notre puja !
Alors de
nouveau nous partons en Week end, cette fois–ci notre périple commence au Shekhawati, région célèbre pour ses majestueuses havelis (grandes demeures nobiliaires) bâties par les marchands de la
région. Nous prenons la route de Delhi, direction Fatehpur pour commencer nos visites.
Nous
rejoignons dans la soirée le village de Nawalgarh où nous passons la nuit. Le lendemain nous continuons nos visites et nos rencontres avec les locaux. Un petit tour de marché, une excursion,
enfin on a essayé car décidément le sort s’acharne, et oui cette fois-ci pas de panne, pas de crevaison mais on s’enlise dans le désert…Nous n’en sommes pas moins démotivés pour autant, les gens
ici sont gentils et serviables et c’est tous ensemble, en alliant nos forces, que nous pousserons la voiture et repartirons pour de nouvelles aventures !!!
Dans le temple, surmonté d'une coupole en forme de fleur de lotus renversée et
Avant le coucher de soleil, nous partons voir « l’attraction journalière », non moins
impressionnante pour autant : Le WAGAH BORDER. Tous les soirs, à la frontière Indopakistanaise, avant le coucher du soleil, alors que l'excitation est à son comble (on se croirait dans les
tribunes d’un match de football), les gardes nationaux des deux pays défilent avec une chorégraphie digne des plus grands ballets. Le défilé militaire pour la relève de la garde commence, on
ouvre les portes simultanément… « Show must go on », la foule crie, applaudit, c’est un vrai spectacle et les gardes motivent les spectateurs qui ont d’ailleurs plus d’entrain du côté
indien que pakistanais.
Au bord d’une plage, les pieds dans l’eau, je spot tout d’un coup la course
effrénée de deux rafts dont l’un finira sous le niveau du Gange dans la joie et la bonne humeur.